La Union of Artisans and Allied Workers of Cane Industry (UAACI) a déclaré litige aux raffineries d’Omnicane et d’Alteo depuis mi-2016. Au cœur du contentieux : les négociations salariales et sur les conditions de travail de quelque 200 employés.

Depuis, les discussions se poursuivent devant la Commission de conciliation et de médiation. Mais à ce jour, aucun accord entre patronat et syndicat n’a été trouvé.

Si d’ici fin mars, les parties concernées n’arrivent toujours pas à s’entendre, on se retrouvera en situation de deadlock. Ce qui signifie qu’une grève des employés de ce secteur n’est pas à épargner.

Ce que réclame le personnel des raffineries : des salaires raisonnables, la semaine de 40 heures et des conditions de travail acceptables, explique Serge Jauffret, président de l’UACCI.

Dans le cas d’Omnicane, il y a des signes positifs, estime Ashok Subron, qui agit en tant que négociateur. Qui restent cependant à confirmer.

Ashok Subron, qui agit en tant que négociateur, prévient : l’UAACI se réserve le droit de contacter les clients – pour certains, prestigieux – des raffineries d’Alteo et d’Omnicane pour dénoncer les « conditions discriminatoires » dans lesquelles est fabriqué le sucre raffiné qu’ils importent.

Le syndicaliste estime, par ailleurs, que les autorités « ont raté le coche » en refusant, l’année dernière, d’intégrer aux amendements de la Sugar Industry Efficiency Act l’alignement des conditions de travail de ce secteur avec ceux en vigueur dans l’industrie sucrière.

Jauffret a ainsi fait ressortir que les employés de ces deux raffineries sont régis par le Remuneration Order de la zone franche.

Le gouvernement, rappelle Subron, s’était engagé à cet alignement lors de la grève de fin décembre 2014 dans le secteur sucrier. Or, il n’en a rien été jusqu’ici.