«Les syndicalistes utilisent ces pauvres employées», estime Pravind Jugnauth en parlant des femmes cleaners en grève de la faim depuis cinq jours. Cette action, ajoute le Premier ministre, «ne mènera nulle part».

Comme ce haut cadre du ministère du Travail il y a deux jours, le chef du gouvernement insiste sur le fait que les 333 cleaners sont employées par des entrepreneurs ayant décroché des contrats pour le nettoyage des écoles. Pravind Jugnauth assure que le ministère du Travail veillera au respect de leurs conditions d’emploi.

Le comité de soutien aux grévistes a eu une réunion, cet après-midi, avec les autorités qui n’a rien donné. Les deux parties campant sur leurs positions. Le syndicaliste Jack Bizlall insiste qu’employer ces femmes dans la fonction publique est possible. Et souhaite en discuter avec les ministres concernés ce lundi.

Le comité de soutien tiendra une assemblée ce dimanche, à Port-Louis, pour étudier les options et décider de la marche à suivre.