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La société de télécoms chinoise Huawei, fondée par un ancien ingénieur de l’Armée rouge, et qui est fortement soupçonnée par l’administration Trump de se livrer à de l’espionnage économique et industriel pour le compte de Pékin, n’a signé aucun «No-Spy Agreement» avec Port-Louis dans le cadre du projet Safe City. C’est qu’a fait ressortir sir Anerood Jugnauth en réponse aux interrogations du leader de l’opposition, Xavier Duval, lors de la Private Notice Question (PNQ) de ce mardi 21 mai axée sur ce contrat de Rs 19 milliards alloué à Mauritius Telecom et qui permettra à la police de surveiller l’ensemble du territoire mauricien à travers plus de 4 000 caméras intelligentes.

Xavier Duval a voulu savoir du ministre mentor s’il est au courant que Huawei a proposé de signer cet accord avec certains pays avec laquelle elle traite dans le sillage du décret signé par le président américain Donald Trump. A quoi sir Anerood a expliqué qu’il n’y a aucune raison pour Maurice de le faire, soulignant que ce réseau n’est pas connecté au réseau internet. Il a aussi estimé qu’il est inutile pour les autorités mauriciennes de faire appel à des consultants étrangers pour établir que le réseau Safe City peut être «piraté».

Sir Anerood a aussi balayé d’un revers de main la proposition du chef de l’opposition de mettre sur pied un Select Committee pour se pencher sur un code de procédures entourant la gestion du projet Safe City. Notamment pour éviter les tentations du pouvoir en place d’espionner l’opposition, voire des fonctionnaires. Il a indiqué que ce réseau de surveillance aurait dû être opérationnel le 18 juin prochain, mais qu’en raison d’un retard, il ne le sera que fin décembre. Aux questions de Xavier Duval quant au choix de l’emplacement de ces caméras de vidéosurveillance, surtout quant à leur absence dans les hauts lieux de trafic de drogue, comme le site filmé par ION News à Roche-Bois, l’ex-Premier ministre a fait ressortir que ces décisions sont prises par la police.

Sir Anerood a soutenu que les images obtenues à travers ce réseau ne pourront être utilisées par la Mauritius Revenue Authority (MRA) contre ceux soupçonnés d’évasion fiscale. Il a également expliqué que le projet Safe City n’enfreint aucunement la Date Protection Act.