La Commission de l’Océan Indien (COI) se positionne pour assumer, en 2018, la présidence du Groupe de contact sur la piraterie au large des côtes somaliennes (CGPCS). Cela car «nos pays membres sont affectés», explique Raj Mohabeer, chargé de mission de l’organisation.

La COI souhaite toutefois que la communauté internationale maintienne son soutien au CGPCS au lieu de se mettre graduellement en retrait, poursuit Mohabeer. Et que le Groupe de contact mobilise davantage ses efforts dans la région.

Le chargé de mission de la COI intervenait, ce jeudi 6 juillet, lors de l’ouverture de la 20session plénière du CGPCS.

Pour Vishnu Lutchmeenaraidoo, la sécurité maritime «n’est pas un choix» mais «une obligation» pour les pays de la région. Pour le ministre des Affaires étrangères, outre la piraterie, le trafic de drogue ou encore le terrorisme représentent aussi des menaces.

En tant que président de la COI, il compte d’ailleurs convoquer une réunion des ministres des Affaires étrangères, les 2 et 3 octobre prochains sur la sécurité maritime.

La CGPCS existe depuis 2009, conformément à la résolution 1851 du Conseil de sécurité de l’ONU. Les Seychelles assurent la présidence, l’archipel étant particulièrement touché par la piraterie.

Les actes de piraterie ont des répercussions sur le commerce mondial, qui se fait à 90% par voie maritime, selon Mohabeer.

La 20session plénière se tient cette année à Maurice du 5 au 7 juillet à l’hôtel Intercontinental, à Balaclava. Elle réunit près de 200 participants d’une vingtaine de pays et d’organisations internationales.

Interrogé sur le lien sur la convocation de Sanjeev Teeluckdharry, cet après-midi, par la Commission Lam Shang Leen sur les drogues, Vishnu Lutchmeenaraidoo n’a pas souhaité réagir. Disant seulement que la lutte contre le trafic de drogue est la responsabilité de «toute la nation».

Différents intervenants aborderont des sujets tels que : les causes et facteurs contribuant à la piraterie, la mise en place d’une stratégie de sécurité maritime et le développement dans la région.
La session plénière se terminera par la présentation et l’adoption d’un plan commun par les organisations présentes.