La question des drogues «n’est pas que l’affaire du gouvernement». C’est un «combat pour la vie», explique le père Gérard Mongelard. Membre du Conseil des religions, il se dit satisfait du premier atelier à l’intention des religieux sur la question.

Comme les travailleurs sociaux, dit le prêtre, «les religieux sont aussi des partenaires dans la lutte contre la drogue». Il assistait, comme d’autres chefs religieux du pays, au premier atelier à leur intention sur ce dossier brûlant, ce mardi 27 juin.

La session de travail, animée par le Collectif Urgence Toxida (CUT) et l’ONG Leadership and Empowerment for Action and Development (LEAD), s’est tenue au centre Ba’hai de Belle-Rose.

Il faut un «travail global» si l’on veut des «solutions concrètes», estime le père Mongelard. Le membre du Conseil des religions souhaite ainsi une rencontre avec le Premier ministre et d’autres membres du gouvernement. L’objectif ? «Voir comment contribuer dans le combat contre la drogue et d’autres substances», explique le prêtre.

La prochaine étape de l’engagement du Conseil des religions dans ce combat contre la drogue : la préparation d’un document de plaidoyer destiné aux autorités, indique Kunal Naïk. Avec un accent sur les systèmes de prévention, réinsertion et de réduction des risques qui ont porté leurs fruits à l’étranger et qui pourraient être appliqués à Maurice.