Le constat d’Armoogum Parsuramen est sans appel. «Le Budget ne répond pas du tout aux attentes des handicapés», dit-il.

Sur le plan de l’éducation, l’aménagement de quatre écoles gouvernementales pour l’accueil d’enfants en situation de handicap est «largement insuffisant», insiste le président et fondateur de la Global Rainbow Foundation (GRF).

L’éducation est, certes, gratuite, dit-il. Mais il faudrait des efforts supplémentaires pour faciliter le transport des enfants à mobilité réduite. Soit à travers des véhicules adaptés, ou en prenant en charge les frais encourus, fait remarquer Parsuramen. Or, pour l’heure, le remboursement ne couvre que l’équivalent du trajet en bus.

L’ancien ministre de l’Education déplore aussi le manque de moyens de nombre d’écoles spécialisées qui prennent en charge les enfants handicapés. Et de noter que nombre d’entre elles dépendent du financement issu du Corporate Social Responsibility.

Abordant la question de l’emploi, «aucun accent spécial» sur les handicapés, déplore Parsuramen. Qui rappelle que la législation prévoit qu’ils comptent pour 3% de l’effectif d’une entreprise d’au moins 35 personnes. Et que même l’Etat n’a pris «aucune initiative» en ce sens au niveau des institutions gouvernementales.

Maurice ne devrait pas compter sur l’Inde uniquement pour un soutien financier, estime Parsuramen. Le pays devrait s’inspirer de la Grande péninsule qui, souligne-t-il, a voté l’année dernière une Disability Act «moderne», qui prend en compte tous les types de handicap et couvrent tous les domaines.

En comparaison, le Disability Bill se fait toujours attendre au Parlement ici.

Photo : Ridwan Dilmohamed et Armoogum Parsuramen, respectivement membre et président de la Global Rainbow Foundation, aux côtés d’Aarti Burtony, représentante légale de la fondation.