Leur détermination à retourner sur leurs îles natales ne faiblit pas. Pancartes en main, des Chagossiens scandent, devant le Haut-commissariat britannique depuis 8h ce matin : « Angle voler! »

Ils comptent bien rester là jusqu’à 16h aujourd’hui, bien qu’il semble que le Haut-commissaire Jonathan Drew n’y soit plus. Ils comptent bien se faire entendre, et réclamer encore – comme ils le font valoir dans un énième courrier adressé au gouvernement du Royaume-Uni le droit de retourner sur l’archipel.

Les Britanniques, prévient Olivier Bancoult, ont jusqu’au 15 janvier pour répondre positivement à cette requête. Au cas contraire, soutient le leader du Groupe réfugiés Chagos : « Nous viendrons camper devant le Haut-commissariat (…), san manze, san nanye… Zot a bizin trouv solisyon. »

Pourquoi leur nier le droit de retour, s’interroge toujours Bancoult, alors que des personnes d’autres nationalités peuvent y vivre et s’amuser ? L’argument sécuritaire, notamment la lutte contre le terrorisme et la piraterie, ne tient pas, insiste le leader du Groupe réfugiés Chagos.

« Nous irons sur les Chagos », maintient-il. S’il le faut, « sans que les Britanniques s’y attendent ». « Touy nou si bizin touy nou. »

Les manifestants ont reçu le soutien de Réunionnais, membres d’une association à l’île sœur qui appuie leur action.

Il y a quelques semaines, le gouvernement britannique a fait savoir que les Chagossiens ne seront pas autorisés à retourner sur l’archipel. A la place, 40 millions de livres ont été mises à leur disposition.