Il était à deux pas de Sir Seewoosagur Ramgoolam et de John Shaw Rennie, le 12 mars 1968. Prenant des photos avec son appareil photo d’enfant. Ce jour-là, se souvient Naresh Gujadhur, il voyait pour la première fois les chanteurs de sega et de langue orientale à qui on ne donnait pas la reconnaissance qui leur était dû et qui n’avaient pas droit de cité. En cela, pense l’entrepreneur, l’indépendance a aussi aidé au développement culturel du pays.

L’exode d’une partie de la population avait aussi laissé d’autres problèmes dans son sillage. Le «vacuum dans l’establishment» devait être comblé. Sa famille, prospère dans les affaires et les courses hippiques, était devenue un pont entre le pouvoir, le secteur privé et le monde rural, selon Naresh Gujadhur. Afin notamment de suggérer des noms pour combler le vide laissé par ceux ayant choisi d’immigrer.

Après 50 ans, Naresh Gujadhur estime que nous sommes une nation qui a la confiance et l’identité nécessaires pour se développer sans ressources naturelles. Voyant un peu dans le Mauricien un globe-trotter qui n’hésite plus à aller investir en dehors de son pays.

Le pays, pense-t-il toutefois, a encore besoin de se défaire de quelques affres de son passé colonial. Comme les subventions aux associations socioculturelles ou le Best Loser System.