Le leader du Reform Party le précise d’emblée. Il est en faveur du métro léger mais dans la forme actuelle. Mais ce projet, dont la pose de la première pierre a eu lieu en début de soirée de ce 10 mars, souffre d’un manque de planification, insiste Roshi Bhadain.

Le Metro Express coûtera certes moins cher que ce qu’avait envisagé Navin Ramgoolam, alors chef du gouvernement, dit le député de Belle-Rose/Quatre-Bornes. Mais il s’interroge sur les coûts en termes de sécurité, notamment, des économies réalisées.

Dans sa conception actuelle, poursuit Bhadain, le projet fait l’impasse sur les surélévations tandis que les rails seront posés sur les routes. Quid des problèmes de circulation ? Et des risques d’accidents ? Y a-t-il des coûts cachés ? s’interroge le leader du Reform Party.

Le flou subsiste aussi sur les horaires du métro léger, et le tracé à travers Quatre-Bornes, par exemple. Tandis que la réduction du nombre de stations équivaudra sans doute à une moindre fréquentation et, partant, à des tarifs plus élevés.

C’est la « cacophonie totale », « l’opacité totale » sur ce projet, se désole Bhadain, de la part d’un gouvernement qui s’est posé en porte-à-faux du régime Ramgoolam mais se retrouve à reproduire les même travers.