Ils sont résolument contre. Les membres de la Ministry of Health Employees Union s’élèvent contre la distribution de méthadone dans les dispensaires et autres centres de santé. Ce service devrait être maintenu au niveau des postes de police, soutient Amarjeet Seetohul. Pour la sécurité du personnel de santé et des autres patients, affirme le président de ce syndicat.

Le virage à 180° du ministère de la Santé sur les lieux de distribution a «choqué» le personnel de santé, soutient Seetohul. «Nous n’avons rien contre» ces personnes sous méthadone, assure-t-il. Toutefois, celles-ci «ont des comportements à risque» et violents, ajoute le syndicaliste. Sans compter les manquements au niveau de la sécurité dans les hôpitaux.

Du reste, le ministre de la Santé Anwar Husnoo a annoncé cette nouvelle politique sans consulter le syndicat, selon le président de la MHEU.

Celui-ci rappelle, par ailleurs, que des suggestions du syndicat pour le bien-être des employés n’ont pas été prises en compte depuis… 2013. Il s’agit notamment d’installer une salle de gym dans les hôpitaux, de pourvoir un espace où méditer ou encore de mettre à disposition du personnel hospitalier des cartes de santé «personnalisées».

La distribution de la méthadone se fait aux postes de police depuis février 2015. Cette refonte initiée sous Anil Gayan, alors ministre de la Santé, avait provoqué l’incompréhension au niveau des ONG engagées dans le programme de réduction des risques. Toute l’année 2015 avait d’ailleurs été rythmée par le bras-de-fer entre Gayan et les ONG sur le dossier méthadone (lire ici et ici).