Port-Louis a proposé au Japon de signer un accord de pêche. Ce qui donnera aux navires battant pavillon du pays du soleil levant accès à notre zone économique exclusive de quelque 2,3 millions. Maurice veut aussi l’aide du Japon pour aider au développement du secteur de la transformation des produits de la mer. L’objectif, précise Vishnu Lutchmeenaraidoo, est que Port-Louis soit un centre régional de vente à l’encan dans cinq ou huit ans.

Le ministre des Affaires étrangères mauricien a rencontré son homologue japonais, Masahisa Sato, ce mardi 21 août (photo). Il a aussi été question, lors de cette rencontre de haut niveau, de solliciter l’expertise nipponne pour développer un quai de pêche où accosteront une vingtaine de bateaux.

Outre la pêche et la sécurité maritime, la stratégie Afrique a été abordée. Maurice est au carrefour de l’Afrique et de l’Asie, rappelle Lutchmeenaraidoo. Et ses accords de libre-échange avec la COMESA, la SADC sont des atouts non négligeables, fait comprendre le chef de la diplomatie mauricienne.

«Cette rencontre est bien plus importante qu’on ne le pense», soutient Lutchmeenaraidoo. Après l’Inde avec laquelle la CECPA est en cours de finalisation et la Chine avec laquelle un accord de libre-échange pourrait être signé en septembre, il est temps que Maurice et le Japon paraphe le même type d’accord, suggère Lutchmeenaraidoo.