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Le taux de croissance de 3,8% observé en 2018 devrait se maintenir en 2019. Voire augmenter de 0,1 point. Maurice devrait toutefois adopter des «politiques fiscales prudentes» si elle veut réduire, à moyen terme, sa dette publique, recommande le Fonds monétaire international (FMI). Elle qui demeure «gérable» pour l’heure.

La délégation d’experts a tenu un point de presse, ce mercredi 30 janvier, pour communiquer ses conclusions préliminaires. Ce qui marque le point final à sa mission dans le cadre des consultations au titre de l’article IV du FMI.

La croissance est soutenue par des secteurs «robustes» : la construction, le tourisme et les services. Cependant, la dette publique de 63,7% pour la période 2017-2018 devrait augmenter. Car alourdie par les dettes des entreprises d’Etat, note Mahvash Qureshi, cheffe de la délégation.

Réduire la dette publique permettra au pays de mieux faire face au vieillissement de la population et aux chocs sur le plan mondial, relève la délégation du FMI. Pour qui Maurice fait face à deux défis majeurs : booster une croissance inclusive tout en préservant la viabilité budgétaire, et retrouver sa compétitivité sur les marchés extérieurs.

L’inflation devrait poursuivre sa courbe descendante pour atteindre un taux de 2% en 2019, prévoit le FMI, contre 3,2% l’année dernière.

La balance extérieure devrait continuer à se détériorer à cause de la hausse du déficit au chapitre du commerce des biens.

La délégation du FMI était à Maurice depuis le 16 janvier. Outre le Premier ministre et ministre des Finances Pravind Jugnauth, elle a notamment rencontré Sudhir Sesungkur, aux Services financiers ; le gouverneur de la Banque de Maurice, Yandraduth Googoolye ; le secrétaire financier Dev Manraj ; le leader de l’opposition Xavier Duval ; le secteur privé ; la société civile et les syndicats.

Photo : Mahvash Qureshi (au centre), cheffe de délégation du Fonds monétaire international, en compagnie de ses deux collaborateurs.

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