Il faut valider la parole de l’enfant qui dénonce l’agression sexuelle qu’il a subie, insiste Martine Nisse. D’autant plus, dit la thérapeute familiale, qu’« aucun enfant n’est capable d’inventer une histoire d’abus ».

Celle qui est aussi éducatrice spécialisée anime, durant toute cette semaine et à l’invitation de Pedostop, une formation destinée aux psychologues et aux thérapeutes afin que ces professionnels puissent mieux soutenir les victimes d’abus sexuels. En novembre dernier, toujours à l’initiative de cette ONG, la Française avait proposé une formation sur l’« Audition des enfants victimes d’abus ».

Dans l’entretien qu’elle accorde à ION News, Martine Nisse revient sur l’atelier de cette semaine et sur la « visite surprise » de Mireille Martin, ministre du Développement de l’Enfant. La directrice et cofondatrice du Centre des Buttes-Chaumont souligne la nécessité pour les différents acteurs sociaux et institutionnels sur les questions d’abus sur mineurs de communiquer. Et d’être formés pour prendre en charge les enfants victimes d’abus.

Martine Nisse rappelle que l’enfant ne peut être tenu responsable du passage à l’acte sexuel mais que c’est toujours le fait de l’agresseur. L’abuseur doit, pour sa part, faire face à la justice. La sanction pénale, soit l’emprisonnement, devrait aussi être associée à une obligation de soins, souligne la professionnelle.