Elle a choisi le jour de ses 18 ans pour inaugurer une école dans la vallée de Beka’a, à l’est du Liban, non loin de la frontière syrienne. Malala Yousafzai en a aussi profité pour lancer un appel aux dirigeants du monde pour qu’ils arrêtent d’« abandonner le peuple syrien, en particulier les enfants de Syrie ».

« Je suis honorée de marquer mon 18anniversaire avec les filles courageuses et inspirantes de Syrie », a déclaré la jeune fille lors de l’inauguration de la Malala Yousafzai All-Girls School, ce dimanche 12 juillet. L’établissement vise à scolariser plus de 200 réfugiées syriennes âgées de 14 à 18 ans.

Sur le site Web consacré à sa fondation, la jeune fille est revenue sur sa campagne #booksnotbullets, lancée en amont de son anniversaire. A travers laquelle les jeunes et moins jeunes du monde entier sont invités à montrer aux chefs de file mondiaux qu’ils « choisissent les livres, et non les balles ». Que « l’éducation – et non les forces armées – est la vraie arme du changement ». Le site Web a avancé récemment que 12 années d’éducation primaire et secondaire gratuite pour chaque enfant de la planète coûteraient aux alentours de 340 milliards de dollars. Soit quelque 39 milliards de dollars par an, ou « l’équivalent de 8 jours de dépenses militaires au niveau mondial ».

Depuis le début du conflit en Syrie, le Liban voisin a accueilli aux alentours d’1,2 million de réfugiés de ce pays, à en croire des sources officielles. Un chiffre qui serait en-deçà de la réalité, car il a été rapporté que plus de quatre millions de Syriens ont quitté leur pays.