Il a dit ne pas être « dans un ‘mood’ pour attaquer, ni pour juger, encore moins pour condamner ». C’est pourtant à un véritable réquisitoire contre Roshi Bhadain que Vishnu Lutchmeenaraidoo s’est livré. Fort du communiqué émis, ce matin, par le bureau du Directeur des poursuites publiques.

Celui-ci a indiqué que, faute de preuves, il n’y aura pas de poursuites contre Lutchmeenaraidoo quant au prêt en euros qu’il a contracté auprès de la SBM alors que lui était aux Finances.

Vishnu Lutchmeenaraidoo persiste à dire que le leader du Reform Party a ourdi un complot contre lui alors que tous deux se côtoyaient au Cabinet ministériel. Une « campagne orchestrée » pour le « remplacer » aux Finances et le « détruire politiquement ».

Le ministre des Services financiers d’alors a « presque réussi », relève Lutchmeenaraidoo, poussé par par « l’ambition » et « l’avidité ».

Mais aujourd’hui, dit le ministre des Affaires étrangères, c’est Roshi Bhadain qui se retrouve dans le « trou » que ce dernier avait fouillé pour lui.

Il va même plus loin : sans « l’intervention énergique de Pravind Jugnauth », affirme-t-il, il estime que Bhadain aurait été ministre des Finances. Et que le pays aurait eu à « subir les conséquences de [sa] mauvaise gestion ».

Lutchmeenaraidoo a aussi été très critique envers certains journalistes « pourris » qui, fait-il comprendre, ont participé à cette « campagne » contre lui.

Il n’écarte pas, non plus, des actions légales contre la SBM. La banque, dit-il, a diffusé des informations sensibles alors qu’elle n’y était pas autorisée.

Sera-t-il éventuellement de retour aux Finances ? « Je suis bien aux Affaires étrangères, je ne savais pas que les ‘affaires étranges’ pouvaient être aussi intéressantes, passionnantes        », lâche-t-il.