A l’occasion de sa visite à Maurice, ION News a rencontré Louis Saha. L’ex-star de Premier League dit s’être « senti tout de suite à l’aise et très bien accueilli » à Maurice. Le Français en est à son deuxième séjour chez nous, mais le premier pour raison professionnel.

L’invité d’honneur du dernier match de la saison de la Barclays Mauritius Premier League opposant les Curepipiens du Cercle de Joachim à l’ASPL 2000, c’est dans un stade plein à craquer que Louis Saha à cette rencontre. Si les premiers sont les champions en titre, ils ont toutefois dû s’incliner 2 buts à 1 devant leurs dauphins de l’ASPL 2000. « J’ai vu énormément d’envie et de talent, de passion », déclare l’ex-joueur originaire de Guadeloupe. Des joueurs « jeunes » qui ont toutefois « besoin de progresser », peut-être « à travers des voyages, pour voir la différence ». S’il salue les « très belles valeurs véhiculées » lors du match d’hier, Louis Saha estime cependant qu’il y a encore du travail à faire « au niveau de la formation et de l’académie ».

Axis Stars, réseau qu’il pilote, pourrait justement y collaborer, avance Louis Saha. En convaincant les sportifs de tous horizons présents sur cette plateforme de mettre leur expertise au service de Maurice, des « pays en développement qui ont besoin de leur expertise », en aidant le foot mauricien « à grandir dans la transparence ».

L’ex-footballeur, qui ne refuse pas l’idée de devenir un jour entraîneur, déplore toutefois certaines conditions du jeu actuel, ainsi que l’ampleur du « monde du business » dans la Premier League et ailleurs. Tout le monde n’a pas les outils pour affronter cela, dit-il, tout en espérant pouvoir contribuer à changer le système. Son but, insiste Saha, est de donner aux jeunes les « outils pour s’améliorer sur le terrain et en dehors ».

Commentant les signatures récentes, confirmées ou chuchotées, chez son ancien club, Manchester United, Louis Saha affirme : « Je ne suis pas vraiment surpris. » Et salue un retour à des « valeurs de confiance et de sérénité » qui manquaient depuis quelque temps. La saison prochaine, prédit Saha, « se passera mieux ».