C’est la ruée au National Identity Card Centre (NIC Centre) de Port-Louis. Et ce depuis l’annonce du maintien du 31 mars comme date butoir pour passer de la carte d’identité laminée à la biométrique.

Si certains étaient réticents à cause des nombreuses polémiques entourant la carte biométrique, ils sont finalement revenus sur leur position, craignant les sanctions annoncées.

En effet, ceux n’étant pas en possession de la nouvelle carte d’identité risquent une amende ne dépassant pas Rs 100 000 et une peine de prison ne dépassant pas cinq ans.

L’impatience se fait sentir au NIC Centre. Ceux qui s’y sont rendus déplorent le manque d’organisation. Autre élément ayant suscité la colère des demandeurs : seules 150 applications seront traitées par jour.

Du côté du ministère des TIC, on nie cette dernière affirmation. Citant, à titre d’exemple, les 283 demandes ont été reçues hier.

Notre interlocuteur insiste aussi sur le fait que « la plupart » des institutions et les banques réclament la carte d’identité.

Pour faire face à l’affluence durant la période menant au 31 mars, le ministère étudie la possibilité d’ouvrir les centres de conversion le samedi. Ils se trouvent à Port-Louis à l’Emmanuel Anquetil Building, à Rose-Hill au NPF Building et à Port-Mathurin.

Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a déclaré hier être passé à la carte biométrique. Il était à l’origine d’un des procès contre l’Etat pour contester ce projet initié sous Ramgoolam.

En chiffres

982 837 cartes d’identité biométriques actives à Maurice et Rodrigues à ce jour

12 266 cartes non collectées

2 000 personnes environ n’ont pas la carte biométrique.