Ils ont perdu une bataille mais espèrent ne pas perdre la guerre. Déboutée une première fois devant la Cour suprême, l’Association socioculturelle rastafari a un deuxième cas devant la justice quant au Triangle de Chamarel.

Ce lieu, disent les sociétaires, leur appartient car occupé autrefois par les esclaves marrons. La compagnie Case Noyale Ltée conteste cette affirmation, la Compagnie sucrière de Bel-Ombre dont elle est une entité étant propriétaire de cette parcelle que les rastas revendiquent comme terre sacrée. Cette deuxième affaire sera entendue le 27 mars prochain. Ils souhaitent pouvoir continuer à occuper cette parcelle alors que la Cour les a sommés d’évacuer les lieux.

José Rose, porte-parole de l’association, espère que la Cour prendra en compte le caractère oral de la transmission chez les rastas. Et qu’une solution pacifique pourra être trouvée avec la compagnie Case Noyale. Dans le cas contraire, une manifestation n’est pas à écarter, dit-il.