S’il reconnaît avoir commis des erreurs, Jean Suzanne récuse toutefois l’étiquette de « patron voyou » que certains lui collent encore sur le dos. Quatre ans se sont écoulés depuis son départ de Maurice à la suite de la crise Infinity BPO – son « ti-baba » qu’il n’a « pas pu sauver ». Quatre ans qui lui ont permis, dit-il, de « prendre du recul » et « d’analyser les choses ».

Son association avec Navin Ramgoolam, avoue-t-il, lui a fait perdre sa crédibilité. Lui qui a fondé, depuis quelques mois, une nouvelle entreprise à Maurice, affirme volontiers qu’« il est hors de question de se rapprocher d’une quelconque formation politique ». Pourtant, un proche d’un ministre actuel fait partie de son nouveau cercle… Effectivement, confirme Jean Suzanne, on retrouve parmi les dirigeants de BIOS un membre de la famille de Roshi Bhadain. Qui, fait-il ressortir, a été engagé pour ses compétences dont il se dit « plus que satisfait ». Jean Suzanne de préciser : « Mes relations avec M. Bhadain sont plus que distantes. »

Revenir à Maurice ne relève pas, avance Jean Suzanne, de la « rédemption » mais d’une « conviction ». « Mo bizin amenn mo kontribision a sa pei-la. » D’où son entreprise ancrée dans le domaine de l’outsourcing, mais spécialisée.

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