Journaliste, écrivain, cinéaste, réalisateur… Licinio Azevedo, parrain de cette 10e édition du festival Ile Courts, porte plusieurs casquettes. Il ramène d’ailleurs dans ses valises son dernier long-métrage, Train of Salt and Sugar, adapté de son roman éponyme et qui sera projeté ce samedi 15 octobre.

A Maurice pour la première fois, Azevedo jette un regard appréciatif des productions mauriciennes projetées cette année lors du festival. Et qu’il a pu voir à l’ouverture officielle, ce 10 octobre, au MCiné de Trianon. Trois courts «aux belles idées», note-t-il, qui parlent d’identité, de patrimoine, de culture :

  • «L’œil des marins» de Leslie Athanas est documentaire sur le phare d’Albion.
  • Autre documentaire, celui de Daniella Bastien à la rencontre des tradipraticiens qui «mark dart» et «tir freser». Un savoir qui se transmet généralement dans les familles mais aussi à ceux qui ont un «don».
  • Seule fiction : «Lot kote lagar» d’O’Bryan Vinglassalon, où des personnages marginaux mais non dénués d’humanité hantent la gare de Curepipe.

Le cinéma, relève Azevedo, est «une façon de créer des relations, de faire des projets pour le futur». Or, poursuit-il, «un pays qui ne produit pas d’images aujourd’hui n’aura pas d’histoire».

Le réalisateur fait un parallèle entre certaines problématiques au Mozambique et à Maurice, notamment en matière de développement culturel. Et d’insister que «la culture, le bon cinéma développent le tourisme, pas les images de publicité et propagande».