Hassenjee Ruhomally le maintient : il n’a fait que partager un post sur Facebook concernant un séjour qu’aurait fait le ministre Soodhun à l’hôpital Apollo Bramwell. Tout comme d’autres l’ont fait. Si c’est là un délit sous l’ICTA, s’interroge son avocat Zakir Mohamed, pourquoi d’autres Facebookeurs n’ont-ils pas été inquiétés ?

Hassenjee Ruhomally ainsi que son épouse Farihah ont été arrêtés hier, suite à une déposition de Showkutally Soodhun mardi. Après une nuit en détention provisoire, ils ont comparu en Cour de district de Rose-Hill ce jeudi 4 février à la mi-journée. La police n’ayant pas émis d’objection, le couple a été libéré sous caution. L’un et l’autre ont dû s’acquitter d’une caution de Rs 2 500 chacun et signer une reconnaissance de dette de Rs 25 000. Les Ruhomally sont toutefois soumis à une « objection to departure » et devront solliciter l’intervention de la Cour s’ils envisagent des déplacements à l’étranger.

Les partages sur sa page Facebook visent à promouvoir un « débat entre humains », fait ressortir Hassenjee Ruhomally. Celui-ci assure être à la recherche de « la vérité » ce faisant. Et d’inviter de nouveau la police à enquêter sur les séjours éventuels de Showkutally Soodhun à l’hôpital Apollo Bramwell.

Présence remarquée de quelques membres de la régionale no 18 du MMM, en Cour aujourd’hui, venus par « solidarité » et pour « exprimer un soutien moral », explique Vijay Makhan. Il estime, par ailleurs, qu’il est temps de « changer le système et les procédures » quant à la charge provisoire.