Ces 32 habitants de résidence Barkly obtiennent un sursis. Leurs maisons devaient être rasées en partie dans le cadre du projet Metro Express. L’ordre de démolition qui devait être exécuté aujourd’hui ne le sera pas. La juge Rita Teelock a, certes, refusé d’octroyer leur demande d’injonction, logée hier en Cour suprême. La juge somme, en revanche, le Premier ministre, le ministère des Infrastructures publiques ainsi que celui du Logement et des Terres de se présenter devant elle ce lundi 4 septembre.

Le Premier ministre et les représentants des ministères devront expliquer pourquoi la Cour suprême ne doit pas accéder à cet ordre d’injonction.

A Barkly, les habitants accueillent ce court répit avec soulagement et gardent espoir. Ils étaient très remontés ce matin, devant la forte mobilisation policière et la présence de bulldozers. Ces derniers devaient raser une partie de leurs maisons, qui se trouvent sur le tracé du Metro Express. L’électricité avait été interrompue dans certaines maisons.

Aucune compensation ne leur a été proposée, affirment ces habitants, alors que leurs domiciles seront détruits en partie. Certains soutiennent ne pas avoir non plus été prévenus de la date à laquelle la démolition aurait lieu.

Contacté vers 14h, Guito Lepoigneur explique que l’exercice de démolition a démarré vers midi. Il ne concernera aujourd’hui, dit le député PMSD qui est toujours sur place, que les clôtures et les sols en extérieur des propriétés.