La colère gronde chez les chauffeurs de taxis d’hôtels, à en croire Yashpal Murrakhun. A tel point qu’une «série de manifestations» est prévue «incessamment». La première action, indique le président de la Federation of Hotels Taxi Associations (FHTA), devrait être lancée dans deux semaines. Les taxis d’hôtels comptent protester devant des établissements de grands groupes hôteliers.

Parmi leurs griefs : l’absence de taxi information desks dans ces hôtels qui persistent à «faire les difficiles». Or, c’est l’une des mesures qui avaient été préconisées par un comité ministériel il y a deux ans, fait ressortir Murrakhun.

A la place, ces hôtels font de plus en plus de place aux «car rental et executive vehicles» dans leur enceinte, avance le président de la FHTA. D’autres agissent comme tour-opérateurs avec pour base d’opération leurs hôtels. Sans compter les opérateurs illégaux.

Murrakhun pointe du doigt ce qu’il estime être l’inaction de la National Transport Authority, de la Tourism Authority, et «le manque de volonté politique» de Nando Bodha «pour mettre de l’ordre». Une rencontre avait eu lieu avec le ministre du Transport le 29 janvier, suivie par l’envoi d’une lettre faisant état des griefs de la FHTA. Depuis ? Rien, s’insurge Murrakhun.

L’année dernière, la FHTA avait mené une opération escargot à Port-Louis, pour dénoncer la «concurrence déloyale» des tour-opérateurs.  Le conflit ouvert avait abouti sur la décision de mettre en place une plateforme en ligne pour la réservation de taxis.