Les syndicats du port souhaitent une révision de l’accord collectif signé en 2016 avec la direction de la Cargo Handling Corporation (CHCL). Les conditions ne correspondent plus aux besoins actuels et freinent même la productivité, arguent-ils. Or, leurs nombreuses requêtes auprès de la direction ne semblent pas être entendues. C’est ce qui a d’ailleurs poussé la Port Louis Maritime Employees Association (PLMEA), le Port Louis Harbour and Docks Workers Union, la Stevedoring and Marine Staff Employees Association et la Docks and Wharves Staff Employees Association à se regrouper.

Le front syndical portuaire soutient que les travailleurs font preuve de bonne volonté. Le rythme de travail a augmenté et continuera de grimper quand le système Navis N4 sera pleinement opérationnel. Et cela malgré le fait que la direction ne prend aucune décision quant à certaines requêtes formulées par les syndicats.

Le dossier de la relativité des salaires suivant les exercices de promotion passés et à venir traîne depuis 2014, a par exemple relevé Alain Edouard. «Travayer pe travay, management pe fer go-slow dan sa lepor la», s’est étonné le président de la PLMEA.

Les quatre syndicats ont écrit au président du conseil d’administration de la CHCL. Ils ne comptent pas lâcher l’affaire.