Les services sanitaires publics se mettent à la page des dernières technologies. Cela, explique Mahen Seeruttun, afin qu’il y ait « un échange d’informations ». Que celles-ci « remontent de manière beaucoup plus efficaces et rapides » jusqu’aux services vétérinaires du pays. Et qu’ainsi, les décisions qui en découlent soient aussi « rapides et efficaces ».

Le projet de « Web surveillance » des maladies animales par le biais de nouvelles technologies avait été discuté en mars 2015. Il devient aujourd’hui réalité avec l’appui de la Commission de l’océan Indien (COI) et le soutien de l’Agence française de développement, a noté le ministre de l’Agro-industrie. Celui-ci procédait, ce matin, à l’ouverture d’un atelier de travail sur la surveillance épidémiologique des maladies animales à Maurice à l’hôtel Voilà, à Bagatelle. Le service vétérinaire du ministère y était réuni dans le cadre du concept « One Health » du projet Veille sanitaire de la COI.

Comment marche la « Web surveillance » ? Les services vétérinaires ont été dotés de 12 smartphones. Lors de visites sur les différents sites d’élevage, ils entreront les données récoltées dans des questionnaires préétablies et déjà installées sur les smartphones. Les données sont alors transmises en temps réel au quartier général où elles seront analysées. En cas de maladies qui se déclarent, le ministère pourra être plus réactif, avance Deodass Meenowa. Les pays de la région seront également informés via une base de données centralisée sur le Web, poursuit le Principal Veterinary Officer, le projet de Veille sanitaire concernant tous les pays de la région membres de la COI.

Le Dr Loïc Flachet, chef du projet Veille Sanitaire de la COI, souligne quant à lui que ce projet « va améliorer la qualité de l’information et accélérer la transmission de cette information aux services concernés en charge de la riposte ». Ce qui permettra, dit-il,  de « structurer les choses et de faciliter le travail de la direction des services vétérinaires pour évaluer le risque en termes de santé et de santé animal ».