C’est « l’hémorragie » au sein du parti de la rose. Et, avance Lysie Ribot, cela va continuer dans les prochains jours. Elle a, en compagnie de quatre autres « membres fondateurs » du Mouvement patriotique (MP), annoncé aujourd’hui leur démission de toutes les instances du parti.

« On a tiré la sonnette d’alarme plusieurs fois », dit-elle. En rappelant l’exercice de brainstorming mené en janvier dernier au sein du parti pour redéfinir certaines lignes du parti. Or, ses camarades et elle constatent que la « dérive » s’est poursuivie.

Tous pointent du doigt Alan Ganoo. Accroché à la présidence du parti, disent-ils.

Raffick Sorefan a été le plus virulent. Celui-ci accusant son ancien camarade de parti d’être « pire que Bérenger » de par sa façon d’agir. Et d’appâter ses camarades avec la « carotte » de son entrée au gouvernement.

Le MP, fait ressortir Jenny Mooteealoo, a perdu de son dynamisme initial. Et ne fait pas la place aux jeunes.

Jimmy Chowrimootoo affirme, de son côté, que c’est Alan Ganoo qui aurait dû quitter le parti de la rose. Sur 14 membres fondateurs, dit-il, il n’en reste aujourd’hui que 5 au MP.