Boire l’eau du robinet pour réduire sa consommation de plastique. C’est l’action que prône le groupe SIDS Youth AIMS Hub (SYAH) à travers une campagne de sensibilisation. Celle-ci vise surtout les jeunes, appelés à être des ambassadeurs de l’eau du robinet.

L’eau du robinet doit être accessible dans les lieux publics, à travers notamment l’installation de fontaines, mais aussi dans les écoles, restaurants et h, estime Karuna Rana, responsable de ce projet baptisé «Tap Water Revolution».

Un atelier de formation a été organisé par l’organisation, en collaboration avec la Commission de l’océan Indien, à l’Institut français de Maurice, à Rose-Hill, ce mercredi 20 septembre. Outre des étudiants, deux cadres de la Central Water Authority étaient aussi de la partie.

L’organisation compte également mener une campagne en octobre intitulée «Don’t Bottle Up». Les Mauriciens seront encouragés à utiliser des bouteilles réutilisables.

Quelque 100 millions de bouteilles en plastique sont mises sur le marché mauricien chaque année, relève SYAH. En l’absence de politique établie de tri/recyclage, les contenants usagers se finissent pour la plupart au centre d’enfouissement de Mare-Chicose mais aussi dans nos mers et rivières, fait ressortir le regroupement de jeunes.

Ces derniers font ressortir que l’eau embouteillée compte près de 2 000 fois plus cher que celle du robinet. Sans compter l’impact de sa production et de sa distribution sur l’environnement. Cela alors que l’eau distribuée par la Central Water Authority répond aux normes de qualité de l’Organisation mondiale de la santé.