Les Editions de l’océan Indien (EOI) sont sous administration judiciaire. Et la firme Deloitte a déjà retenu un repreneur : le groupe Hassamal. Celui-ci s’est engagé à reprendre tous les employés, indique la Confédération des travailleurs du secteur privé (CTSP). Ceux-ci craignent toutefois pour leurs postes, car rien ne garantit que dans un an ou deux, l’entreprise sera toujours viable. D’autant, souligne Jane Ragoo, que le repreneur n’a aucune expérience dans l’édition.

Des discussions entamées avec Deloitte, poursuit la porte-parole de la CTSP, il ressort que s’il y a licenciement dans quelque temps, les employés se verront compensés pour leur temps de service avec le groupe Hassamal uniquement. Et non en prenant en compte l’ensemble du temps passé aux Editions de l’océan Indien. Ce qui n’est pas pour satisfaire les travailleurs.

Vissen Cathan, président d’EOI Staff Union, indique ainsi que la cinquantaine d’employés sont disposés à faire des « sacrifices » s’il le faut. Et qu’ils souhaiteraient qu’EOI demeure sous la responsabilité de la State Investment Corporation (SIC), leur seule « garantie ».

La SIC s’est « désengagée » de la compagnie en raison des Rs 80 millions de déficit engrangées, selon les informations obtenues par la CTSP. Pour les employés, ils ne devraient pas avoir à payer pour les erreurs commises, selon eux, par le Top Management.

Une rencontre est prévue avec la SIC ce vendredi 6 novembre.