C’est vers le CCID que se sont tournés Showkutally Soodhun et Roshi Bhadain. Ayant pris connaissance de l’affidavit du Directeur des poursuites publiques, tous deux affirment que ce qu’a déclaré Satyajit Boolell dans son affidavit à leur propos est « faux ». Ils se sont donc rendus aux Casernes centrales cet après-midi.

Roshi Bhadain explique que dans l’un des paragraphes du document, Ajit Boolell allègue que le directeur des investigations de l’Independent Commission against Corruption (ICAC) a dit qu’il pense que ces deux ministres font pression dans ce dossier. Il revient, poursuit Roshi Bhadain, à la police de déterminer qui, de Boolell ou du directeur des investigations, a menti. « Les démêlés du DPP, c’est entre l’ICAC et lui », affirme Bhadain.

En référant le dossier Sun Tan Hotels à l’Independent Commission against Corruption, Showkutally Soodhun indique que ses officiers et lui n’ont fait que suivre les « procédures ». « Nou pa finn akiz personn, nou les ICAC fer so travay », soutient le ministère des Terres. « Je n’ai rien contre le DPP », assure Soodhun. « Je fais mon travail selon la loi. »

Par ailleurs, l’ICAC a obtenu un délai de 15 jours pour répondre, ou non, à l’affidavit de Satyajit Booell. Entre-temps, l’injonction que celui-ci a obtenue interdisant à la Commission anticorruption ou à la police de l’interroger ou de l’arrêter est maintenue.

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