La situation à l’Independent Commission against Corruption est « pire que sous Ramgoolam », à en croire Paul Bérenger. Après l’épisode Shakilla Jhungeer, dit-il, il faut maintenant composer avec « lafami Bhadain » à la tête de l’ICAC. Kaushik Goburdhun, conseiller légal de la Commission mais aussi un parent du ministre des Services financiers, est Acting Director General après le départ de Lutchmyparsad Aujayeb.

Une situation que le MMM estime inacceptable. Et qui a poussé les députés mauves membres du comité parlementaire sur l’ICAC à démissionner de cette instance.

Durant sa conférence de presse du jour, Paul Bérenger est aussi revenu sur la question des pouvoirs du Premier ministre. Et sur l’interprétation donnée par l’Acting Solicitor General au Parlement durant les débats sur le Good Governance and Integrity Reporting Bill. S’il conteste cet avis, le MMM n’a toutefois pas trouvé de « voies légales pour demander à la Cour suprême son interprétation » de la section de la Constitution concernée.

Le leader du MMM estime, par ailleurs, que le comité parlementaire sur la réforme électorale, présidé par Xavier Duval, « ne débouchera sur rien ». Il ne s’attend pas non plus à ce que la loi sur le financement des partis politiques soit adoptée sous le présent gouvernement.