Ils étaient quelques centaines – musiciens, chanteurs, producteurs ou encore comédiens… – à être descendus dans les rues de Port-Louis aujourd’hui, pancartes à la main. Pour dire non au piratage, pour que leurs droits en tant qu’artistes soient respectés. Mais aussi pour montrer leur opposition à la brutalité policière, suite aux incidents du 30 décembre dernier impliquant chanteurs, producteurs marchands ambulants et policiers.

Du Champ-de-Mars, point de ralliement initial, cette foule – dont faisait partie des politiques dont le ministre des Arts et de la Culture Dan Baboo mais aussi des membres du barreau – a marché jusqu’au Jardin de la Compagnie en faisant escale devant la Cour intermédiaire, où une minute de silence a été observée. Au jardin, divers interlocuteurs se sont relayés, dont Miselaine Duval, chef de file de la troupe Komiko, ou encore Bruno Raya. Tous ayant le même cri du cœur : le respect de leur passion,  de leur gagne-pain.

Pour Rama Valayden, représentant légal du Kolektif artis morisien à l’initiative de cette manifestation, le gouvernement doit rapidement se pencher sur certaines législations.

L’avocat rappelle également qu’une audition est prévue à la National Human Rights Commission le 16 février concernant le volet « brutalité policière ». Le Commissaire de police, affirme l’avocat, a d’ailleurs accepté que ce soit l’inspecteur Hector Tuyau, qui avait été un moment à la tête de l’Anti Piracy Unit, de diriger cette enquête.

[Mise à jour : 16h50] Le Conseil des ministres prend note de la mise sur pied d’un High Powered Committee, présidé par l’Assistant Solicitor General, pour revoir la Copyright Act.