La colère gronde chez les médecins généralistes. L’entrée en vigueur du shift system dans les cinq hôpitaux régionaux et les dispensaires ce 1er août  n’est, en effet, pas au goût de tous. D’autant que cette mesure n’a pas été discutée avec les syndicats, font valoir les médecins. Si des rumeurs de manifestation des médecins avaient enflé hier, il n’en a finalement rien été.

Rencontrés hier à l’hôpital Jeetoo, Port-Louis, alors que le sit-in avait été annulé, des médecins ont des avis partagés sur le shift system. S’ils se disent pour sa mise en œuvre, certains n’hésitent pas à contester  les conditions dans lesquelles cela se fait.

La Medical and Health Officers Association, dont le «shift system» est le cheval de bataille, a logé une demande de révision judiciaire et d’injonction en Cour suprême, ce lundi 31 juillet. Une audience a été fixée pour le lundi 7 août.

Les membres du syndicat comptent manifester devant les locaux de la Santé, ce 1er août à midi. Une manière symbolique de protester contre le manque de dialogue avec le ministère sur cette question, et le déploiement unilatéral du système de rotation, annoncée à travers une circulaire.

Au niveau du ministère de la Santé, on fait ressortir que les médecins réclament la mise en place de ce système depuis 2008. Les conditions rattachées, précise notre interlocuteur, ont été décidées par le Pay Research Bureau et le ministère de la Fonction publique, ainsi qu’une décision du Cabinet ministériel.

Le shift system, fait-on comprendre, vise à soulager la charge de travail des médecins, en passant à la semaine de 40 heures. Ce qui, du coup, viendrait réduire, voire éliminer les quarts de travail doublés et, dans le même temps, diminuer les heures supplémentaires. Les recrutements récents de médecins généralistes s’inscrivent dans ce cadre.

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