Son symbole : le paon. Un symbole qui, espère le Republican Labour Party (RLP), sera celui du changement pour les habitants de Belle-Rose/Quatre-Bornes d’abord, puis du pays. La nouvelle formation, créée dans le sillage du passage de pouvoirs entre sir Anerood et Pravind Jugnauth en janvier, aligne un candidat à la partielle en la personne de Gheereedharry Seetohul.

Prakash Bheeroo, leader du RLP, est peu tendre envers les candidats des principaux partis, qui inondent la ville des fleurs de bnaderoles et d’oriflammes. Arvin Boolell ? Il a utilisé le pays durant ses mandats successifs, affirme le leader du RLP. Nita Juddoo ? Trop «novice». Roshi Bhadain ? Un «fay» intellectuel qui n’a quitté le pouvoir que parce qu’il n’a pas obtenu le portefeuille des Finances.

Du reste, quel changement le leader du Reform Party pourra-t-il apporter s’il regagne son siège ? «Zéro», insiste Prakash Bheeroo. Son parti non plus, s’empresse d’ajouter l’avocat de formation. Mais la partielle du 17 décembre, poursuit-il, sera l’occasion d’un vote «sanction». Contre le gouvernement qui a déçu deux ans après sa prise de pouvoir et contre les partis traditionnels.

Ce scrutin permet au RLP de se positionner au-delà de l’échéance de décembre. Le parti porte, en effet, un projet républicain qu’il espère pouvoir concrétiser en remportant les élections générales dans deux ans. Et ainsi apporter les amendements nécessaires pour l’élection du président de la République dont le mandat sera de quatre ans.

Le parti consolide sa base. Des cellules régionales sont «presque prêtes» dans dix circonscriptions, dont celles dont sont issus les membres de l’exécutif du RLP.