Les partis d’opposition étaient dans les rues de la capitale aujourd’hui. Si la marche avait initialement été organisée pour protester contre la hausse des prix de l’essence et du diesel, elle a vite tourné en manifestation contre un gouvernement «zwiser» et «dominer».

Les efforts combinés du Mouvement patriotique, du Parti travailliste (PTr), du PMSD et du MMM n’ont toutefois pas mobilisés la grande foule. Que ce soit au Champ-de-Mars, point de départ, ou tout au long du parcours pour rallier le jardin de la Compagnie.

La police était fortement mobilisée. Notamment devant le Parlement où les marcheurs ont bifurqué avant de finalement s’asseoir sur l’asphalte face au Prime minister’s Office.

Divers cadres des partis d’opposition étaient présents, mais pas le leader des rouges Navin Ramgoolam, ni celui des bleus Xavier Duval.

Croisé dans la foule, Mahmad Kodabaccus, secrétaire général du PMSD, a salué le rassemblement des forces de l’opposition et fustigé le présent régime. Même son de cloche du côté d’Ajay Guness, qui occupe le même poste au MMM. Il est temps pour l’alliance MSM-ML de céder la place.

Des cris de «Eleksion zeneral!» ont d’ailleurs rythmé la marche. Pour Patrick Assirvaden, président du PTr, des élections anticipées s’imposent. La marche de ce vendredi 11 août étant un «avertissement» lancé au gouvernement.

La marche a été un «succès» et le message envoyé quant à une hausse injustifiée des prix du carburant, insiste Arvin Boolell. «C’est au gouvernement de prendre ses responsabilités», dit le candidat des rouges à la partielle de Belle-Rose/Quatre-Bornes.

Alan Ganoo se dit «satisfait» que tous les partis d’opposition soient unis pour la première fois sur «la même plateforme» depuis les élections de 2014. Le président du MP – parti initiateur de la marche – se demande toutefois si le leader de l’opposition Xavier Duval ne devrait pas soumettre une motion of disallowance au Parlement quant à la hausse des prix.