Améliorer l’accès ainsi que la qualité et la pertinence des programmes d’études. Bonne gouvernance. Recherche et innovation. Internationalisation. Tels sont les cinq axes sur lesquels repose le Tertiary Education Strategic Plan 2015-2025 dont une ébauche a été présentée ce lundi 13 juillet, au restaurant La Cannelle, au Domaine les Pailles.

Cette réforme est nécessaire, a fait ressortir Leela Devi Dookun-Luchoomun lors de la cérémonie de lancement de l’atelier consacré à ce sujet, ce matin. Car selon la ministre de l’Education, notre système éducatif tertiaire doit renforcer sa « crédibilité » au niveau local et étranger. L’internationalisation ne sera pas brimée à cause de « canards boiteux », assure la ministre. Le gouvernement s’assurera toutefois que « les indicateurs appropriés au niveau légal et en termes de performance », ainsi qu’un accent particulier sur les résultats attendus, soient en place.

L’un de nos points faibles, note par ailleurs Leela Devi Dookun-Luchoomun, est la recherche. C’est un « domaine où Maurice accuse du retard », concède la ministre. Elle dit s’attendre toutefois à ce que les acteurs de l’éducation tertiaire continuent d’offrir un large éventail de programmes avec un effort plus soutenu au niveau de la recherche et des études Postgraduate. Le ministère de l’Education compte ainsi mettre en place un performance funding mechanism. Celui-ci vise à récompenser les institutions pour la performance de leurs étudiants mais aussi pour leur capacité à attirer des fonds et des contrats de recherches.

La réforme au niveau de l’éducation tertiaire « ne peut être considérée de manière isolée », soutient Rogier Van t’Rood. Celui-ci est team leader de l’équipe de quatre experts qui se penchent sur le plan stratégique pour Maurice. Pour être efficace, cette réforme, dit-il, devra aussi se pencher sur l’éducation au niveau du primaire et du secondaire. Car pour l’heure, le système ne produit pas le type de gens dont on a besoin pour le XXIsiècle, qui proposent des solutions et sont créatifs, poursuit le Dr Van t’Rood. D’où « une pédagogie plus moderne, plus actuelle » qui fait aussi partie des propositions du groupe d’experts.

Le cadre légal doit aussi être amélioré, note Rogier Van t’Rood. Celui-ci, affirme-t-il, « doit être amélioré pour être conforme aux normes internationales ».

Ce projet est financé par l’Union européenne. Aldo Dell’Ariccia, chargé d’affaires de la Délégation de l’Union européenne, précise que l’équipe d’experts  a pour mission de travailler sur « un plan chiffré et ‘implementable’ », doté d’outils d’évaluation et d’un programme de formation.

Par ailleurs, Leela Devi Dookun-Luchoomun a aussi réagi sur les mesures que compte mettre en place son ministère par rapport aux drogues dans les écoles. Les jeunes doivent être conscients de la gravité de la prise et du trafic de drogue. Toutes les autorités et organismes doivent  aussi collaborer pour trouver une solution à ce problème, ajoute la ministre.