«C’est un piège», affirme le Mauritius Labour Congress de l’assurance santé qui devrait être préconisée dans le prochain rapport du Pay Research Bureau (PRB). Ce plan prévoit que fonctionnaires et employeurs y contribuent. Si, pour l’heure, cette mutuelle sera optionnelle, Haniff Peerun, président de ce syndicat, craint qu’elle ne devienne plus tard obligatoire, et appellent les employés du secteur public à rejeter cette couverture médicale.

Le mouvement syndical souhaite également que les lois du travail soient amendées rapidement. Notamment pour mieux protéger les travailleurs en cas de licenciement. Le gouvernement, poursuit Haniff Peerun, se fait aussi attendre sur la question du salaire minimal.

Le Mauritius Labour Congress a également commenté les projets de privatisation du port et de la Central Water Authority. Dans un cas comme dans l’autre, il y aura perte d’emplois, pense Peerun. Comme Rezistans ek Alternativ et d’autres, le mouvement syndical estime que céder 75% des parts de la Cargo Handling Corporation à DP World et lui accorder un bail de 99 ans remet en cause la souveraineté du pays.