Rebondissement. Raj Dayal, qui a quitté les locaux de la Commission anticorruption peu avant 13h30, y est de retour. Un mandat d’arrêt a été émis contre lui et est arrivé à Moka alors que l’ex-ministre de l’Environnement était déjà sur le départ.

Si son avocat a été averti, Dayal était toutefois dans son véhicule qui s’était déjà engagé sur la route. Il a donc dû faire demi-tour pour revenir à l’Independent Commission against Corruption. Raj Dayal se rendra par la suite à la Cour de Port-Louis.

Son audition, comme celle de Vishnu Lutchmeenaraidoo, s’est terminée peu après 13h.

Les deux hommes ont été interrogés under warning. Le ministre des Affaires étrangères est arrivé tôt, suivi environ une heure plus tard par son ex-collègue à l’Environnement.

Les enquêteurs estimaient toutefois avoir suffisamment d’éléments qu’ils jugent solides pour demander des mandats d’arrestation. Les requêtes sont d’ailleurs arrivées au bureau du Commissaire de police dès 9h ce matin. Les enquêteurs se sont basés, pour formuler leurs demandes, sur les informations recueillies à travers les témoignages et dépositions mais aussi sur des preuves matérielles en leur possession. Des éléments qu’ils jugent probants pour soutenir leur requête pour un mandat d’arrêt.

Dans un premier temps, le Commissaire de police a donné une fin de non-recevoir aux deux dossiers. Sans justification. Contrairement à la première fois où il avait écarté la demande de mandat d’arrêt contre Dayal. Mis devant des arguments supplémentaires, Mario Nobin a finalement donné son feu vert pour que l’ex-ministre de l’Environnement soit appréhendé.

Le mandat d’arrêt est toutefois arrivé alors que Raj Dayal quittait Moka.