C’est la « bonne foi » et la « bonne volonté » du secteur privé qui a permis que Rs 250 de compensation salariale soient accordées à ceux touchant les plus bas salaires. Ils sont ainsi 56,7% des travailleurs des secteurs privé et public à gagner jusqu’à Rs 10 000 par mois, a expliqué le ministre des Finances aujourd’hui.

Le quantum a été avalisé lors d’une réunion spéciale du Conseil des ministres, ce mardi 8 novembre. Considéré « en isolation », les Rs 250 « semblent peu », reconnaît Vishnu Lutchmeenaraidoo. Qui avance toutefois qu’en un an, le gouvernement a « pu faire en sorte que les gens touchent Rs 850 de plus ».

Cela ne suffira pas, pour autant, à contrer l’érosion du pouvoir d’achat. Les syndicats du privé sont unanimes sur ce point. L’écart entre riches et pauvres se creuse davantage, avance Reeaz Chuttoo, de la Confédération des travailleurs du secteur privé. Bien qu’il se félicite que les syndicats ont pu convaincre le gouvernement pour que la compensation s’applique aussi aux travailleurs étrangers.

« L’année prochaine sera houleuse », prédit pour sa part Atma Shanto, sur le plan des améliorations  à apporter aux « salaires et conditions de travail » dans le privé. « La bataille importante, souligne Ashok Subron, est désormais celle pour le salaire minimal. » Qui devrait, selon lui être fixé à Rs 14 000.