2018 marque non seulement les 50 ans de l’indépendance de Maurice mais aussi le demi-siècle de sa Constitution. Mais quel a été le développement du Constitutionnalisme à Maurice, dans la région océan Indien et sur le continent africain ? Un colloque de trois jours se penche sur cette question, à compter du 14 mars, sur le campus du Réduit.

L’initiative est à mettre au compte de la faculté de droit et de gestion de l’université de Maurice (UoM), en partenariat avec celles de Paris Nanterre, de Potsdam, de La Réunion et de l’université Franco-allemande.

Le Directeur des poursuites publiques, des juges constitutionnels des autres Etats de la Commission de l’océan Indien et des délégués de la Cour européenne des droits de l’homme, de la Cour africaine de justice et des droits de l’homme de l’Union africaine, de la Cour de justice de l’Union européenne, de la Cour de justice du COMESA, de la Commission de Venise, du Conseil constitutionnel, de la Cour de cassation et du Conseil d’Etat pour la France et du Tribunal constitutionnel fédéral allemand échangeront leurs points de vue sous un angle historique, politique et juridique.

Rajen Narsinghen, Head of Law à l’UoM, Le chef du département a aussi souligné que la Constitution ne comprend pas que des «bonnes» dispositions mais aussi des «failles». C’est dans cette optique, insiste-t-il, qu’il faut «un nouveau regard» et «essayer d’apporter des réformes dans le consensus».

Le lancement officiel de cette conférence aura lieu le mercredi 14 mars à 9h30 à l’auditorium Paul Octave Wiehé en présence de l’Attorney General, Maneesh Gobin.