« Je suis très, très concerné. » Pour Antoine Domingue, président du Bar Council, l’arrestation de l’avoué de Nandanee Soornack mais surtout la saisie des documents en sa possession est une affaire « grave ». Qui ne peut pas en rester là. Car la façon d’agir de la police touche à des droits fondamentaux de tout citoyen, notamment l’accès sans entrave à la justice ainsi que la question de confidentialité entre un homme de loi et son client.

Pour rappel, l’avoué Pazany Thandarayan a été interpellé ce samedi 14 mars à sa descente d’avion. Les enquêteurs du Central Criminal Investigation Department ont aussi saisi des effets personnels lui appartenant, dont des documents concernant sa cliente Nandanee Soornack. Suite à l’injonction émise par la Cour suprême ce mardi 17 mars, la police n’a plus le droit d’accéder aux comptes en banque et aux effets personnels de l’avoué.

Le Commissaire de police et l’Etat devront cependant s’expliquer en Cour ce vendredi 20 mars. L’avoué Thandarayan souhaite une déclaration formelle à l’effet que la police n’a pas « manipulé » ses dossiers et que les objets saisis lui soient restitués.

De son côté, le Bar Council, indique son président, attend que l’Etat s’exprime sur la question, et que l’affaire se termine en Cour, avant d’entamer une quelconque action.