Les représentants syndicaux craignent que l’exercice de révision salariale à la SICOM ne puisse se faire sereinement. En cause : le fait que le rapport sur les salaires au sein de l’institution financière ne leur a été communiqué que partiellement. Or, argue la SICOM Employees Union (SEU), celle-ci doit pouvoir déterminer l’écart entre les salaires des hauts cadres et ceux des petits salariés pour pouvoir faire ses propositions dans le cadre de la renégociation qui se fait chaque trois ans.

Le syndicat déplore également que le Joint Negotiating Council n’ait pas encore été mis sur pied.

Satyen Bose Hoolass, président de la SEU, a pour sa part, donné quelques exemples des conditions que la direction de la SICOM ne respecterait pas vis-à-vis de ses employés.

La SEU réclame ainsi l’intervention de Roshi Bhadain pour que, d’une part, une copie complète du rapport sur les salaires soit remise au syndicat. Mais aussi, qu’avec son collègue du Travail, Soodesh Callichurn, ils interviennent et « mettent de l’ordre » à la SICOM.

Si dans 15 jours, la direction n’obtempère pas, la SEU compte descendre dans la rue, prévient Deepak Benydin, président de la Federation of Parastatal Bodies and Other Unions, à laquelle la SEU est affiliée.

Photo : M. Fedatly, secrétaire de la SEU, Deepak Benydin, négociateur de la SICOM Employees Union et président de la Federation of Public Bodies and Other Unions, Hoolass Satyen Bose, président de la SICOM Employees Union, et Sadhana Meetoo, trésorière de la SEU.