En avril dernier, déjà, Rita Venkatasawmy tirait la sonnette d’alarme sur les conditions de détention des mineurs. Son rapport, dont elle avait alors présenté les grandes lignes, a été rendu public officiellement aujourd’hui. Le document s’attarde longuement sur la situation des enfants placés au Correctional Youth Centre et au Rehabilitation Youth Centres.

La détention des enfants, rappelle l’Ombudsperson for Children, a « un effet néfaste sur leur avenir ». Et peut « freiner » leur développement. Elle préconise, à la place, d’autres mesures pour assurer la réhabilitation des mineurs en conflit avec la loi.

La recommandation principale de Rita Venkatasawmy : la mise en place d’unités thérapeutiques. Mais aussi que l’âge de la responsabilité pénale de l’enfant, non défini dans la législation mauricienne, soit repoussé au « plus tard possible ».

Le rapport de l’Ombudsperson se penche aussi sur le sort des enfants à Agalega, dont il faut améliorer l’environnement, et à Rodrigues, où le taux de grossesses précoces est préoccupant.

La cérémonie de lancement s’est déroulée au Mahatma Gandhi Institute en présence d’Aurore Perraud, ministre du Développement de l’enfant qui a toutefois dû partir rapidement. Etaient aussi présents dans la salle : des représentants des associations qui œuvrent auprès des enfants, du ministère de la Jeunesse et des Sports, du Commissaire de police, du Correctional Youth Centre et des Rehabilitation Youth Centres, de l’Outer Islands Development Corporation, de Medco Agalega, ainsi que Ronald Milazar et Claudinette Fong Him, respectivement président du Child Mentoring Committee et Acting Family Welfare and Protection Officer à Rodrigues.

Lire l’intégralité du rapport annuel 2015-2016 de l’Ombudsperson for Children ici.

Photo : (à l’avant-plan) Rita Venkatasawmy, Ombudsperson for Children, aux côtés de Sharona Pillay Mauree et Diraj Gooneadry, respectivement enquêteur et secrétaire au bureau de l’Ombudsperson. A l’arrière-plan : Ismail Bawamia et Yecha Rhungapun-Veeramootoo, également enquêteurs.