L’Observatoire de la démocratie craint un « crash » de la Mauritius Civil Service Mutual Aid Association. Une débâcle financière qui, à en croire Jack Bizlall, pourrait être « de la même envergure » que celle observée à la Vacoas Multi Purpose Cooperative Society. Le chargé de relations publiques de l’Observatoire met notamment en cause un taux d’intérêt à l’épargne supérieur à celui pratiqué par les banques commerciales, tandis que les conditions pour l’emprunt sont plus avantageuses. Une pratique qui, pour Jack Bizlall, est un « quasi Ponzi ».

L’Observatoire s’est adressé à la Financial Services Commission pour dénoncer ce « gros problème », qui l’a redirigé vers la Banque de Maurice. Rendez-vous est pris pour le 2 mars prochain. Figurera aussi à l’agenda : certaines pratiques des banques commerciales du pays qui, tout comme le Mutual Aid avec ses clients, « vampirisent les ressources du pays », estime Jack Bizlall. Ce dernier fustige les taux d’intérêts pratiqués, le système de commission sur les cartes de crédit et les autres frais appliqués.

La conférence de presse animée au centre social Marie Reine de la Paix a aussi été l’occasion de revenir sur la question de la protection des droits des travailleurs. L’Observatoire de la démocratie réclame ainsi une refonte complète des lois du travail et que le Code of practice soit obligatoire.