L’élection d’Emmanuel Macron, il y a trois mois, avait suscité un regain de confiance «énorme». Cet élan, note cependant Nadia Chazal, commence à s’estomper.

La cote de popularité du président français continue d’ailleurs de piquer du nez, selon un sondage Ifop réalisé en fin de semaine pour le Journal du dimanche. Avec une baisse de 14 points en un mois pour atteindre 40% de personnes satisfaites.

Nadia Chazal est reponsable du French Desk de Rogers Capital. L’entreprise a réuni un panel d’experts, en début de semaine, pour son premier Business Forum. Ce débat portait sur «La France de Macron : quelles opportunités pour Maurice ?».

Quelle seront les retombées des politiques et réformes du jeune président français pour les entreprises mauriciennes ? Ses politiques inciteront-elles les entreprises françaises à s’implanter à l’étranger, en particulier Maurice ? étaient quelques-unes des questions abordées.

Catherine Mitaine, présidente de la Chambre de commerce international France-Maurice, note que Macron encourage les entreprises et l’innovation. Maurice, est-elle d’avis, doit se positionner comme une smart island et pas uniquement comme centre BPO.

Doit-on craindre des lois défavorables aux entreprises mauriciennes ? Non, selon Renganaden Padayachy. Le manager de l’Economic Analysis and Industry Division de la Chambre de commerce et d’industrie de Maurice souligne qu’«on a besoin d’une France forte». Ce pays étant notre premier partenaire économique, en particulier concernant pour ce qui est des investissements étrangers et le tourisme.

Macron «n’est pas un magicien», relève François de Senneville, Partner, Head de l’Africa Desk du cabinet conseil Fieldfisher. Les entreprises mauriciennes continueront leur mouvement à l’internationalisation. La question est maintenant d’étoffer les services et la formation des équipes pour attirer plus de management companies à Maurice en vue de leur expansion en Afrique.

La FrenchTech est une avenue à exploiter, estime Manisha Dookhony, Managing Partner de Rwenzori Consulting & Investment and Trade Strategy Advisor. Rappelant que son cabinet a travaillé avec le gouvernement sur l’Innovation Permit inclus dans le Budget cette  année.

Maurice doit se battre pour capturer le marché africain, prévient cependant Thierry Vallet, directeur général  d’Afrasia et directeur de la CCIFM. Qui note également une diminution des investisseurs français depuis l’élection de Macron.

Ce débat s’est tenu le 23 août à Port-Louis. Le French Business Forum se veut un événement régulier, à intervalle de trois ou quatre mois.