«La pauvreté est l’une des raisons pour lesquelles les jeunes se tournent vers la drogue.» L’affirmation de Karen, du collège Lorette de Quatre-Bornes, s’appuie sur son vécu dans son quartier. Ils étaient près de 500 élèves du primaire et du secondaire à participer à une session de question-réponse sur la question des drogues dans le cadre de la Journée mondiale de l’enfant africain.

Pour les panellistes, la pauvreté est une «excuse». Mais la jeune fille insiste. Elle a vu, dans son quartier, des jeunes de 11 ans impressionnés par la manière dont la drogue pouvait «améliorer» leur quotidien… sans voir le revers de la médaille. Les collégiens présents sont inquiets par le phénomène de drogue à Maurice. En face, les représentants du ministère du Développement de l’enfant, du National Children’s Council et de la Harm Reduction Unit, de l’Anti Drug and Smuggling Unit et de la Child Development Unit sont d’avis qu’il revient aux jeunes de faire les bons choix.

La Journée de l’enfant africain est observée officiellement le 16 juin. Le thème cette année : «Zanfan pran kont to lavenir». La session interactive a aussi été marqué par des numéros de danse et la récitation d’un poème par des élèves du collège Sainte Helena.

La ministre du Développement de l’enfant, Roubina Jadoo-Jaunbocus, a annoncé de son côté que le National Children’s Council avait entamé une campagne de sensibilisation aux droits des enfants dans les écoles jusqu’au 16.