« La course n’est pas gagnée. » Jean Claude de l’Estrac l’avoue d’emblée. Certes, il est, avec la Canadienne Michaelle Jean, en position de favori pour être le nouveau secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie. Ils sont cependant toujours quatre candidats au niveau du continent africain à briguer ce poste. Et si d’ici le XVe sommet des chefs d’Etat de l’organisation, fin novembre, aucun consensus n’est trouvé sur celui qui succédera à Abdou Diouf, c’est bien à Dakar que tout devrait se jouer.

Après sa tournée à New York, puis en Afrique, au Maghreb et en Europe, dont un passage à Paris pour présenter son programme, c’est aux Mauriciens que Jean Claude de l’Estrac a expliqué sa vision pour la Francophonie de demain. Ses deux propositions phares, a-t-il affirmé ce mercredi 15 septembre à l’Alliance française, sont « la gestion de la diversité » et l’économie.

« Il ne suffira pas à la francophonie de créer un espace de paix si la pauvreté, a souligné le candidat mauricien, continue à jeter des milliers, des millions de jeunes dans les rues, sans perspective. »

Jean Claude de l’Estrac était à Bell-Village dans le cadre d’une conférence-débat axée sur le thème « La Francophonie de demain : Quelles propositions ? ».

Photo : Jean Claude de l’Estrac (au centre) en compagnie de son épouse Solange (à dr.).