Le Joint Negotiating Panel (JNP) monte au créneau sur la question de l’emploi des saisonniers durant cette saison de coupe. Celle-ci a déjà débuté dans certaines régions de l’île.

«Nous sommes sur le pied de guerre sur ce sujet», assure Ashok Subron, porte-parole du JNP. En cause : la Mauritius Cane Industry Authority (MCIA) n’a pas encore établi le pourcentage de travailleurs contractuels et saisonniers dont les services seront requis par les compagnies sucrières ou par l’entremise de job contractors.

Or, cela aurait dû être fait au 30 avril, selon les dispositions de la Sugar Industry Efficiency Act, souligne Subron. Et, poursuit-il, des contractuels travaillent «sans permis de la MCIA». Ce qui risque de compromettre la coupe, soutient le JNP. «Lakoup an-kriz», opine son porte-parole.

Dans un courrier daté d’aujourd’hui, le JNP réitère sa requête à la MCIA concernant une liste de tous les employeurs du secteur sucre ainsi que de ceux qui n’ont pas requis de contractuels ou comptent employer des saisonniers.

Le regroupement syndical souhaite également avoir une liste mise à jour du nombre de contractuels et saisonniers requis par chaque compagnie sucrière, ainsi que celle soumise l’an dernier. Celle-ci doit, à la demande du JNP, être accompagnée par des preuves des paiements effectués.

Le JNP rappelle, dans cette lettre, qu’elle conteste la méthodologie utilisée par les compagnies pour déterminer leurs besoins concernant l’emploi des saisonniers et contractuels. Celles-ci s’appuient sur les «man-days» combinés des saisonniers/contractuels et des travailleurs permanents. Alors que seule cette dernière catégorie devrait être considérée pour le calcul, estime le JNP.

La MCIA doit arriver à un accord avec les syndicats, fait ressortir le JNP. Qui réclame notamment des garanties quant au respect des rémunérations par les job contractors.

Une contestation légale, visant la MCIA et les compagnies sucrières qui ne se seraient pas conformées à la loi, n’est pas à écarter si le Joint Negotiating Panel n’obtient pas satisfaction, prévient Subron.