Le conflit porte sur la révision salariale et les allocations. Les employés de la Barclays Bank sont en négociations pour un nouvel accord collectif. Un processus initié il y a environ deux ans, indique Jack Bizlall. Le document, précise le syndicaliste qui agit comme négociateur, a été établi dans les grandes lignes. Reste à finaliser les augmentations salariales et d’allocations.

Or, si les employés espéraient obtenir une hausse de 18%, la contre-proposition est de 7% en moyenne. Un chiffre fourni par la direction en Afrique du Sud, et qui ne satisfait pas du tout le staff. A tel point que le principe d’une grève a été avalisé le 28 février dernier, explique Bizlall, lors d’une assemblée générale qui réunissait deux regroupements syndicaux de la Barclays, dont les managers.

Le vote a été unanime, fait ressortir Jack Bizlall. Et la menace réelle. Si la tentative de médiation auprès de la Commission de conciliation et de médiation n’aboutit pas. Et si les deux parties ne s’accordent pas pour recourir à un arbitrage.

Le syndicat se rendra au CCM ce jeudi 8 mars.

Nous avons contacté la Barclays pour un commentaire. La réaction de la direction ne nous était pas encore parvenue au moment de la publication de cet article (15h30).

La direction de la Barclays réagit. Nous reproduisons le court communiqué ci-dessous.

«Nous regrettons que le représentant syndical de l’union ait fait la démarche de s’adresser à la presse malgré le fait que la direction de la banque était déjà en négociation avec l’union. La direction de la banque a toujours été ouverte au dialogue avec les employés et leurs représentants, et nous avons effectivement fait des propositions concernant le pourcentage d’augmentation salarial. Nous sommes confiants que l’exercice de médiation demain portera ses fruits, et nous continuerons à  travailler avec les représentants syndicaux, pour le bien de nos employés.»

Note : Texte mis à jour à 16h30