Mantienne Anodin a 58 ans. Elle ne savait ni lire, ni écrire jusqu’à il y a deux ans. Aujourd’hui, dit-elle fièrement, l’habitante de Beaux-Songes peut lire, prendre le bus toute seule, remplir des formulaires de banque sans aide… et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

Mantienne Anodin n’est pas retournée sur les bancs de l’école mais s’est inscrite au programme d’alphabétisation fonctionnelle que mène Caritas. Comme 117 autres apprenants, elle a reçu son attestation de participation ce vendredi 8 septembre. Soit 74 adultes et 69 adolescents qui ont suivi les cours de septembre 2015 à avril de cette année à Bambous, Pointe-aux-Sables, Bambous, Bambous-Virieux, Bois-Marchand, Quatre-Bornes, Baie-du-Tombeau, Vieux-Grand-Port et au shelter La Marguerite. 43 enfants ont aussi fait partie du programme.

La cérémonie, organisée au centre Misereor à Port-Louis, coïncide avec la Journée mondiale de l’alphabétisation. Observée aujourd’hui, elle est placée sous le thème «L’alphabétisation dans un monde numérique».

Josian Labonté, responsable du programme d’alphabétisation et du service de formation de Caritas, est fier du progrès de ces apprenants. «Il n’y a pas d’âge pour apprendre à lire et à écrire», rappelle-t-il. Le programme touche des adultes, pour les aider à être plus autonomes dans leur quotidien, mais aussi des enfants et des adolescents à travers un soutien scolaire. L’accent est mis sur les besoins des apprenants et le programme sur une pédagogie participative.