Réduire les situations potentielles de corruption dans le secteur public nécessite une « approche systémique », insiste Thomas Chan. Celui-ci, qui a été directeur du Corruption Prevention Department de l’Independent Commission against Corruption hongkongais, assure la formation d’une quarantaine d’officiers de l’ICAC mauricien. Ces derniers se pencheront particulièrement sur la gestion des risques de corruption.

L’approche systémique, dit Thomas Chan, implique de revoir les procédures et les politiques appliquées afin de s’assurer qu’elles soient « transparentes », « justes », mais aussi « connues du public ». Il faut également « réduire la bureaucratie », soutient-il.

Lors de la cérémonie d’ouverture, ce matin, dans les locaux de l’ICAC à Réduit, son directeur général, Lutchmeeparsad Aujayeb a souligné que « l’intégrité organisationnelle ne peut être compromise ». Et que pour y veiller, chaque institution, chaque département concerné se doivent de comprendre le contexte dans lequel ils évoluent et les risques auxquels ils s’exposent afin de revoir, si besoin, les mesures mises en place.